Et si vous étiez mal assuré sans le savoir ? Une erreur plus fréquente qu’on ne le pense, et qui peut coûter cher

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Sous- ou surassuré: les expertes Curalia décryptent les erreurs les plus fréquentes.
On pense souvent que nos assurances sont « en ordre ». Jusqu’au jour où quelque chose change: une rénovation, un investissement, un nouvel achat…
Sans même s’en rendre compte, les montants assurés ne correspondent plus à la réalité. Résultat: vous êtes parfois sous-assuré. Ou, à l’inverse, couvert deux fois pour la même chose.
Chez Curalia, ces situations sont loin d’être exceptionnelles. Pour mieux comprendre où les choses dérapent, et surtout comment les éviter, nous avons échangé avec Stéphanie Van Buyten, conseillère Non-Vie, et Annick Cornelis du service Sinistres.

“Mon contenu n’a pas beaucoup de valeur”

Sous-assurance : une erreur qui commence souvent… par une idée reçue

Tout commence souvent d’une perception erronée de la valeur de ce que l’on possède.

“Les gens sous-estiment souvent la valeur de leur contenu. Ils disent: ‘Mon contenu n’a pas grande valeur.’ Mais un ménage moyen en Belgique atteint rapidement 100.000 EUR. Pensez aux meubles, aux équipements, aux vêtements, aux vélos, à l’électronique… Si tout disparaît, il faut tout remplacer”.

Même logique pour l’habitation: le prix d’achat n’a rien à voir avec le coût réel de reconstruction.

“Une assurance incendie se base sur le coût de reconstruction de votre habitation, pas sur le prix que vous avez payé.”

Autrement dit : être bien assuré commence par une évaluation juste.

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Les gens sous-estiment souvent la valeur de leur contenu. Ils disent : ‘Mon contenu n’a pas grande valeur.’ Mais un ménage moyen en Belgique atteint rapidement 100.000 EUR. 

Stéphanie Van Buyten
Conseiller Curalia

Le vrai problème: on s’en rend compte… trop tard

Comme le souligne Annick, la sous-assurance passe souvent inaperçue. Jusqu’au moment où un sinistre survient.

“Lorsqu’un dommage survient, les experts comparent le montant assuré avec la valeur réelle du bâtiment ou du contenu. Si le capital assuré est trop bas, l’indemnisation est réduite proportionnellement. »

C’est ce que l’on appelle la règle de proportionnalité.

“Concrètement, cela signifie que vous ne récupérez pas l’intégralité du montant du sinistre. Et la différence peut être importante.”

Une estimation professionnelle ou un rapport d’expertise permet d’éviter ce type de mauvaise surprise.

Vos assurances doivent évoluer… comme votre vie

Un autre piège fréquent? Penser que tout est réglé une fois la police signée.

En réalité, votre situation évolue en permanence : travaux, extensions, nouveaux équipements…

“Une extension, un bâtiment annexe ou une piscine augmentent la valeur d’une habitation,” explique Annick. “Mais si ces changements ne sont pas signalés, le capital assuré reste inchangé.”

Un simple oubli peut donc avoir un impact direct sur votre couverture.

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Quand l’assurance incendie montre ses limites

Beaucoup pensent qu’une assurance incendie couvre « tout ». Ce n’est pas toujours le cas, surtout pour les indépendants.

Stéphanie évoque un cas concret en pharmacie:

“Dans une pharmacie, un collaborateur avait laissé un escabeau dans le robot. En se refermant, celui-ci l’a écrasé dans le mécanisme, entraînant d’importants dégâts internes. Résultat: 22.000 EUR de réparations.”

Ce type de dommage, lié à une erreur ou une inattention, n’est pas toujours couvert par une assurance classique. Une assurance all risk matériel peut alors faire toute la différence.

Assurance auto: attention aux mauvaises références

Les erreurs d’évaluation ne concernent pas uniquement l’habitation.

“Pour des véhicules d’occasion, certains clients basent leur omnium sur le prix de la facture. En cas de perte totale, ils ne récupèrent alors que ce montant.”

Or, la valeur réelle peut être bien différente de celle payée à l’achat.

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Surassuré… sans le savoir

"Nous voyons régulièrement des clients qui paient deux fois pour la même couverture", explique Stéphanie. "Par exemple, une protection juridique déjà incluse dans leur assurance auto… alors qu’ils ont souscrit une police séparée. Ou encore une assurance annulation de voyage, alors que leur carte de crédit offre déjà cette garantie."

Un audit régulier de votre portefeuille permet d’éviter ces doublons… et des dépenses inutiles.

Le risque le plus négligé: votre revenu

S’il y a un point souvent sous-estimé, c’est bien l’incapacité de travail.

“L’intervention de la mutualité est limitée, alors que les charges fixes continuent” souligne Annick.

Une assurance revenu garanti permet de sécuriser vos revenus en cas d’arrêt temporaire ou prolongé.

Mais comme pour une assurance hospitalisation, le timing est essentiel.

"Plus vous souscrivez tôt, plus votre couverture sera complète. Lors de la souscription, l’assureur analyse toujours vos antécédents médicaux. Certains éléments sont ensuite exclus de la couverture." explique Annick.

Attendre peut donc fortement limiter votre protection.

Stéphanie se souvient d’un cas marquant: “Un jeune indépendant avait décidé de ne pas souscrire d’assurance revenu garanti, jugeant la prime trop élevée. Peu de temps après, il a été gravement blessé lors d’un accident du travail et n’a plus pu exercer son activité.”

Chez Curalia, vous n’êtes jamais un numéro

Au-delà des garanties, c’est aussi l’accompagnement qui fait la différence.

“Le conseiller, avec qui les clients ont souvent une relation de confiance, est le premier point de contact et réalise l’analyse initiale du dossier. Ensuite, le dossier est traité en collaboration avec le service Sinistres, qui assure le suivi de A à Z,” explique Stéphanie.

Pour Annick, c’est là toute la différence:

“Dans les grandes compagnies, vous êtes souvent un numéro. Chez Curalia, nous connaissons nos clients, et ils nous connaissent.”

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Dans les grandes compagnies, vous êtes souvent un numéro. Chez Curalia, nous connaissons nos clients, et ils nous connaissent.

Annick Cornelis
Service Sinistres Curalia

Un doute? C’est le bon moment pour faire le point

La sous-assurance ne se révèle souvent… qu’au moment où il est déjà trop tard. D’où l’importance de revoir régulièrement votre situation.

Chez Curalia, l’objectif n’est pas de « s’assurer plus », mais de s’assurer juste : en phase avec votre réalité, aujourd’hui et demain.

Un doute?
Prenez le temps de faire analyser votre portefeuille par un conseiller Curalia.