Nouvelles règles de pension: votre planification est-elle toujours adaptée?

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La réforme des pensions se précise et les grandes lignes des nouvelles règles sont désormais connues. Pourtant, de nombreux prestataires de soins s’interrogent encore sur leur impact concret sur leur propre situation. Si vous avez une carrière mixte ou exercez comme indépendant, il est d’autant plus utile de vérifier dès aujourd’hui si votre planification de pension est toujours adaptée.

1. Votre carrière pèsera davantage dans la balance

À partir de 2027, les conditions de carrière pour accéder à la pension anticipée deviennent plus strictes. Ce n’est pas le nombre d’années de carrière exigé qui change, mais le nombre de jours nécessaires pour qu’une année soit prise en compte.

Jusqu’à présent, une année comptait pour la condition de carrière dès que vous totalisiez au moins 104 jours travaillés ou assimilés. Avec les nouvelles règles, il en faudra 156. Autrement dit, certaines années qui étaient auparavant prises en compte pour déterminer votre accès à la pension anticipée pourraient ne plus l’être à partir de 2027.

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Concrètement, comment ces 156 jours sont-ils calculés ? 
Pour les salariés, on tient compte de la durée de travail enregistrée dans les données de carrière. 
Pour les indépendants, le calcul se fait par trimestre d’activité principale pour lequel des cotisations sociales ont été payées : un trimestre équivaut à 78 jours, deux trimestres à 156 jours et une année complète à 312 jours. 
Cette nouvelle règle s’appliquera à l’ensemble de votre carrière, y compris aux années antérieures à 2027. 

Une exception est toutefois prévue pour la première année de carrière : sous certaines conditions, celle-ci pourra encore être prise en compte à partir de 104 jours. Des mécanismes sont également prévus lorsque quelques jours seulement manquent pour atteindre le seuil de 156 jours. 

Pour de nombreux prestataires de soins, ce changement est loin d’être un simple détail technique. Vous avez développé progressivement votre activité, travaillé pendant une période à titre complémentaire ou combiné plusieurs statuts au cours de votre carrière ? Certaines années pourraient alors ne plus compter de la même manière pour déterminer votre accès à la pension anticipée.

2. Votre première date de pension possible peut être reportée

La réforme ne change pas l’âge légal de la pension. En revanche, le moment où vous pourrez prendre votre pension anticipée peut, lui, être reporté. Pour y accéder, vous devez avoir une carrière d’au moins 42 ans, chaque année prise en compte devant désormais compter au moins 156 jours travaillés ou assimilés.

Prenons un exemple : selon les anciennes règles, vous pouviez partir à la pension anticipée le 1er mai. Si vous devez désormais atteindre 156 jours au lieu de 104 au cours de cette dernière année de carrière, votre départ pourrait, par exemple, être reporté au 1er juillet. Et si d’autres années de votre carrière n’atteignent pas le seuil des 156 jours, cette date pourrait être repoussée davantage encore.

Vous envisagez de réduire progressivement votre activité dans quelques années ou de partir plus tôt à la pension ? Mieux vaut vérifier dès aujourd’hui si votre planification est toujours adaptée aux nouvelles règles.

3. Votre pension seule suffira de moins en moins

La réforme le montre clairement : votre pension légale mérite plus que jamais votre attention. Mais pour de nombreux prestataires de soins, elle ne suffira pas à elle seule pour maintenir le niveau de vie souhaité à la pension.
À cela s’ajoute l’introduction d’un malus pension
Si vous prenez votre pension anticipée sans remplir les nouvelles conditions de carrière, le montant de votre pension légale pourra être réduit de manière définitive, jusqu’à 5 % par année d’anticipation.

Parallèlement, les montants maximaux que vous pouvez verser pour votre pension complémentaire augmentent à partir de 2026: jusqu’à 4.251,39 EUR via une PLCI classique et jusqu’à 4.890,60 EUR via une PLCsociale. Vous disposez ainsi d’une marge supplémentaire pour vous constituer une pension complémentaire dans un cadre fiscalement avantageux.

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La question n’est donc pas seulement de savoir quel sera le montant de votre pension légale, mais aussi si votre planification globale correspond toujours à vos projets. Partir plus tôt à la pension? Maintenir votre niveau de vie? Réduire progressivement votre activité en fin de carrière? Pour atteindre vos objectifs, les différentes composantes de votre pension doivent être bien coordonnées.

Faites le point sur votre planification de pension

Les calculs personnalisés disponibles sur mypension.be ne seront adaptés que progressivement aux nouvelles règles. Mais vous ne devez pas attendre pour commencer à faire le point sur votre situation.

Chez Curalia, nous examinons avec vous comment constituer au mieux votre pension complémentaire grâce à des solutions telles que la PLCI, l’EIP, la CPTI ou l’assurance groupe. Vous obtenez ainsi une vision claire de votre situation actuelle et des possibilités qui s’offrent encore à vous pour préparer votre pension avec davantage de sérénité.

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