Réforme des pensions 2025: quelles conséquences pour vous en tant que prestataire de soins?
Quels changements concrets attendre, et quelles seront les implications pour votre épargne-pension complémentaire (comme la PLC Sociale, PLCI,...)? Voici ce qu’il faut savoir 👇
Sans changement de cap majeur, la viabilité du système de pensions belges sera sérieusement compromise
1. La pension anticipée devient moins avantageuse
Prendre sa pension avant l’âge légal coûtera plus cher à l’avenir, sauf en cas de carrière complète d’au moins 35 années de travail effectif. La réduction appliquée à votre pension (“malus”) augmentera progressivement:
- 2% par an jusqu’en 2030
- 4% par an entre 2030 et 2040
- 5% par an à partir de 2040
➡️ Cette mesure impactera surtout les prestataires de soins ayant travaillé à temps partiel, connu des interruptions ou pris un congé pour soins.
2. Moins de prise en compte des périodes non travaillées
Dès 2027, certaines périodes d’inactivité (maladie, congé parental, chômage temporaire…) ne compteront plus pleinement pour le calcul de votre pension :
- 40% en 2027, dégressif jusqu’à 20% en 2031
- Les périodes de maladie et de congé pour soins resteront partiellement prises en compte
- Le chômage de longue durée et la prépension ne seront plus pris en compte
➡️ Cela aura un impact non négligeable pour les prestataires de soins confrontés à un burn-out, une longue maladie ou qui s’occupent de proches.
3. Nouveau régime en cas de décès du partenaire
Le régime classique de la pension de survie disparaît. Il sera remplacé par une allocation transitoire versée durant 2 à 4 ans, cumulable avec un revenu professionnel.
➡️ Une évolution majeure, notamment pour les jeunes veufs et veuves qui souhaitent poursuivre leur activité.
4. L’épargne-pension complémentaire devient cruciale
La réforme souligne l’importance de se constituer une pension complémentaire individuelle. Pour les prestataires de soins indépendants, la PLCI ou PLC Sociale pour les prestataires de soins employés devient plus intéressante:
- Plafond de cotisation relevé: vous pouvez désormais verser jusqu’à 8,50% de votre revenu professionnel net imposable (contre 8,17% auparavant)
- PLCI en activité complémentaire: accessible dès 2026 pour les indépendants en activité complémentaire qui cotisent suffisamment
- PLC Sociale: plafond rehaussé également, avec garanties de solidarité (invalidité, incapacité de travail, etc.)
- Suppression de la taxe CPTI: la taxe de 4,4% sur les primes versées dans le cadre de la Convention de Pension pour les Indépendants (CPTI) disparait.
➡️ Une opportunité pour renforcer votre épargne-pension, précieux pour celles et ceux aux revenus variables ou irréguliers.
5. Indexation différée
Les pensions ne seront plus automatiquement indexées un mois après le dépassement de l’indice pivot, mais trois mois plus tard.
➡️ Un retard temporaire dans la compensation de la perte de pouvoir d’achat, en particulier en période de forte inflation (logement, énergie…).
🔍 En résumé, que pouvez-vous faire?
Ces nouvelles mesures favorisent les carrières longues et stables, tout en soulignant l’importance de l’initiative individuelle. Si vous travaillez à temps partiel, avez pris un crédit-temps ou exercez comme indépendant, il devient crucial de :
- Planifier soigneusement toute interruption de carrière
- Anticiper une stratégie d’épargne-pension complémentaire (PLCI, CPTI…)
- Revoir votre planification financière globale en vue de la pension
💡 Astuce : Prenez rendez-vous avec le conseiller Curalia de votre région pour faire le point sur votre situation. C’est gratuit et sans engagement.
Bron:
Belgium.be
VRT